
L’Assemblée Générale de l’association qui se tenait hier a donc conduit la présidente à hausser le ton face à l’incurie des élus locaux et des responsables politiques. Amère, incrédule, Armande Spilmann s’est interrogé : « Allons-nous fêter les 40 ans du Parc sans label ? ».
Sans doute, serait-on tenté de répondre... Car la situation semble complètement bloquée pour deux raisons majeures que nous avons déjà longuement décrites ici :
Une bataille d’égo et de pouvoir
Il s’agit d’abord d’une lutte pour le contrôle du Parc. Pendant plusieurs mois, Région et Département se sont affrontés pour s’emparer ou conserver la main-mise sur le Parc, bloquant ainsi, pour de tristes raisons politiciennes, le renouvellement de la charte. Aujourd’hui les responsables des deux entités politiques feignent de jouer l’apaisement et de faire oublier leur propre responsabilité dans cette situation. « Tout va pour le mieux ! », clament en cœur les élus régionaux et départementaux, de droite ou de gauche. Ben voyons... A quelques jours des élections, on comprend la nécessité de jouer l’apaisement sur un sujet aussi glissant et dangereux qu’une savonnette dans un régiment de la légion étrangère ! Mais le mal est fait. La question de la répartition des sièges n’est toujours pas réglée [1] et nous conduit selon les mots d’Armande Spilmann à une « situation d’exception par rapport aux autres PNR ». Situation d’exception puisque, bien souvent, les voix entre Département et Région sont également répartis.
L’Article 49
L’autre élément de blocage est l’article 49 [2] et, derrière lui, la question du nucléaire et de la poubelle FAVL dans le périmètre du Parc. Pour Armande Spilmann aucune ambiguïté : « Un centre FAVL n’est pas compatible avec un PNR […] On a suffisamment donné ! ». Pour les Amis de Parc pas question d’accepter une charte amputée de cet article 49. Plus ambiguë, Christian Branle consent à reconnaître : « qu’un article bloque ». Est-il favorable à cet article ? Envisage-t-il sa suppression ? Nul ne le sait et l’homme du Conseil Général a bien pris soin de ne rien dire à ce sujet. En tout cas, ce dont on se souvient, c’est que l’actuel président du Parc ne semblait franchement hostile à l’implantation d’une poubelle nucléaire en 2008 ! De quoi rendre inquiet les amis du Parc...
Or, la charte, avec cet article 49, a reçu tous les avis favorables possibles. Il ne manque aujourd’hui que le décret ministériel. Est-ce alors l’article 49 qui bloque, comme l’affirme Christian Branle ? Deux ou trois phrases peuvent-elles avec leurs petits bras musclés stopper le stylo d’un ministre ? Il ne faut quand même pas prendre les gens pour des c.. !! La question a pourtant été posée lors de cet AG : « Qui est à l’origine de ce blocage ? Qui refuse aujourd’hui l’article 49 ? ». Pas de réponse. Ici, comme ailleurs, on fait semblant de ne pas savoir. On se cache derrière son petit doigt, on tourne autour du pot pour éviter de lever les non-dits. Pourtant, tout le monde aujourd’hui connait la situation. Plusieurs communes situées à l’intérieur du Parc sont candidates au projet FAVL. Nicolas Dhuicq lui-même souhaite supprimer l’article 49 pour permettre l’implantation d’une poubelle nucléaire dans son secteur. Et l’Andra lorgne sur le sous-sol de ce parc pour enfouir ses déchets radioactifs. Les responsables de cette situation ubuesque sont là : ceux qui préfèrent l’argent facile du nucléaire à un projet de développement respectueux de notre environnement.
A défaut de fêter les 40 ans du Parc sans label, Armande Spilmann risque bel et bien de célébrer l’enterrement de ce parc si nos élus ne reviennent pas à plus de raison.









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