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Ecologie politique

16% : tout peut (re) commencer !

Europe-Ecologie à 16%. C’est pour moi une évidente satisfaction.

- Satisfaction de voir l’écologie politique devenir enfin crédible et taquiner les partis traditionnels.
- Satisfaction de voir que l’ouverture et le rassemblement ont été efficaces
- Satisfaction face à une campagne menée avec beaucoup d’entrain, d’imagination et d’originalité
- Satisfaction de considérer que c’est sur les thèmes de l’Europe et de l’Ecologie que cette liste a pu construire son succès et non pas sur l’anti-sarkozysme ou le « plus à gauche que moi, tu meurs »

Voilà en effet longtemps que je considère que l’écologie politique ne doit plus avoir peur d’elle-même ou douter de sa place sur l’échiquier politique. Longtemps que je pense qu’il n’est pas besoin de courir après l’échalotte de l’ultra-gauche pour justifier « je ne sais » quelle gauchitude. La cohérence du projet politique de l’écologie est suffisante pour lui permettre de s’allier avec n’importe quel partenaire. C’est d’ailleurs cette conviction dans la solidité de l’écologie qui m’a permis en 2007 d’aller avec confiance sur la liste menée par Philippe Beury. Et c’est cette même conviction (et accessoirement l’amitié pour l’homme) qui me permet d’être encore à ses côtés.

Pour autant, le score de 16% ne marque pas (pas encore) l’ancrage de l’écologie politique en France. Le scrutin et ses circonstances sont tels qu’il faudra consolider ce beau résultat. D’abord en poursuivant le rassemblement des écologistes. Les listes menées par Waechter ont réalisé près de 4%. Elles ont toutes leur place dans le nouveau parti écolo en construction. Il demeure également nécessaire de se rapprocher de ceux qui à Gauche, à Droite ou au Centre partagent des valeurs communes. Disons-le clairement, selon moi, ce nouveau parti écolo est tout aussi proche du MoDem que du PS.

Souhaitons que cet esprit d’ouverture puisse perdurer et que les vieux démons qu’ont trop souvent connu les Verts ne ressurgissent pas.