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Accueil du site > Environnement > A Troyes, des jardins familiaux en bas de chez soi, c’est (...)
jeudi 13 décembre 2007, par
- 2072 visite(s) - Prévision : 1 visites aujourd'huiLes jardins familiaux étaient autrefois appelés « Jardins ouvriers ». Ce sont des parcelles de terrain mises à la disposition des habitants par les municipalités.
Ces parcelles, affectées le plus souvent à la culture potagère, étaient initialement destinées à améliorer les conditions de vie des ouvriers en leur procurant un équilibre social et une autosubsistance alimentaire. Aujourd’hui, si ces objectifs ne sont plus déterminants, les jardins familiaux constituent toujours des éléments importants pour l’urbanisme écologique :
Parce qu’ils restent créateur de lien social.
Parce qu’ils permettent de redécouvrir un mode de consommation davantage lié au rythme des saisons.
Parce qu’ils assurent un aménagement plus aéré, moins bétonné.
Parce qu’ils permettent une certaine sensibilisation aux questions environnementales.
Parce qu’ils maintiennent une certaine bio-diversité en ville et limitent la pollution urbaine.
L’agglomération troyenne dispose déjà de jardins familiaux. On peut en trouver, par exemple, le long des Viennes. Une belle réalisation qu’il faut souligner. Mais ce n’est sans doute pas suffisant, en témoigne, la longue attente pour pouvoir disposer d’une petite parcelle. Il sera donc nécessaire pour la prochaine municipalité, la prochaine majorité, de développer ces jardins. Reste à savoir où et comment ?
J’entends déjà les craintifs, les timides, dire que notre ville et notre agglomération ne disposent pas de réserves foncières suffisantes... C’est faux. Un peu partout, d’anciennes friches industrielles, quelques terrains vagues, des parcs délaissés, quelques parcelles laissées à l’abandon suffisent très largement pour imaginer des projets de proximité extrêmement novateurs, originaux et utiles.
Dans le quartier des Marots, il existe des espaces suffisants pour être aménagés en jardins familiaux.
Du côté de l’avenue Pasteur, le parc aménagé ne rencontre manifestement pas son public. Prenons acte de cette situation et réaménageons tout ou partie de cet espace en jardins familiaux pour le profit des habitants du quartier. C’est également une manière d’améliorer l’attractivité de ces secteurs. Ce ne sont évidemment que deux exemples qu’il sera nécessaire d’étudier avec les habitants de ces quartiers. Car l’objectif reste l’appropriation de ces jardins par les habitants eux-mêmes. Evidemment, mon souhait est que les conseils de quartier, que j’espère voir naître, se saisissent de ces idées et proposent eux-mêmes les aménagements souhaitables ! Je suis persuadé que, dans cette proximité, les habitants sauront faire les meilleures propositions.
Mon souhait est aussi de multiplier ces jardins au plus près des habitants. C’est possible ! En pieds d’immeubles, il est possible d’aménager des jardins partagés. J’aime cette idée car elle permet de réintroduire, au coeur de la ville, au plus proche des habitants, un espace de nature et de partage. A Paris, dans le XIIIe, 400m² ont suffit pour installer un jardin collectif constitué de 15 parcelles de 20m² chacune.
La ville d’Ajaccio a mis en place un projet similaire avec des parcelles en pieds d’immeubles de 32m². Une ou deux de ces parcelles peuvent également être réservées à l’école du quartier pour quelques activités pédagogique... A nous, ici de profiter de la politique de rénovation urbaine (plan ANRU) pour amener ces jardins, ces poumons verts, au coeur de tous les quartiers : Chartreux, Sénardes, Point de Jour... Et même en plein centre-ville, près du boulevard Danton mais aussi, plus particulièrement à ce quartier oublié, celui de la Planche Clément et de la rue Margueritte Bourgeois.
Voilà ici un beau projet de rénovation urbaine pouvant lier le social, l’environnemental et améliorer sensiblement la qualité de vie quotidienne des troyens.
S’agissant de projets de proximité, c’est comme je l’ai dit plus haut aux habitants (au sein des conseils de quartier) de prendre part à la définition, la localisation de ces jardins. Comme il se doit, les critères d’attribution devront prendre en compte les ressources des demandeurs en sachant que ces jardins seront plus nombreux et donc plus facilement accessibles par tous. Pour finir, je ne peux concevoir le fonctionnement de ces jardins sans une prise en compte, un effort de sensibilisation des jardiniers aux questions écologiques. Une charte devra être mis en place afin de garantir des modes de jardinage durables et non-polluants.
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