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Accueil du site > Environnement > Adopté, le schéma de gestion des eaux ne fait pas l’unanimité
jeudi 5 novembre 2009, par
- 116 visite(s) - Prévision : 1 visites aujourd'huiAprès plus d’un an de consultation, le comité de bassin Seine-Normandie a adopté son schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE). Ce schéma s’inscrit, au moins en théorie, dans le cadre d’une directive européenne qui vise à assurer un bon état écologique des eaux d’ici 2015.
Chouette, se dit l’écolo... on va enfin voir se mettre en place une politique pour réduire les pollutions, limiter les pesticides, insecticides, herbicides et autres trucs en cides qui détruisent les rivières. On va aussi mieux gérer la ressource et éviter les gaspillages. 9 milliards d’euros vont ainsi être consacrés à la mise en place de ce schéma sur l’ensemble du bassin Seine-Normandie. C’est à dire, un territoire qui s’étend de la Normandie à la Champagne Ardennes en passant par la Picardie à la Beauce. 9 milliards, c’est beaucoup me direz-vous. Oui, mais par rapport à l’étendue du territoire concerné, à l’importance de la population (18 millions d’habitants), aux 6 années qui nous séparent de la fin de la période, c’est peu. Très peu : 83 euros par habitants et par an. 20 centimes par habitants et par jour pour rendre plus saines nos rivières, les nappes souterraines et le vaste littoral. Bref, c’est peanut’s !
A tel point que ce plan n’a pas fait l’unanimité. D’un côté, les représentants les collectivités, les agriculteurs et les industriels ont apporté leur soutien à ce schéma. De l’autre, les représentants des consommateurs et les associations de protection de la nature ont voté contre ou se sont abstenus.
Une position compréhensible lorsqu’on a pu assister à l’un de ces débats. A Troyes, en octobre 2008 quelques privilégiés étaient conviés au lancement de cette consultation. Très vite, les choses ont été annoncées par le maître de cérémonie, Robert Galley, président d’honneur du Comité de Bassin : « l’objectif fixé d’un « bon état écologique » ne pourra être atteint […] des dérogations seront données ». Autrement dit, amis agriculteurs et industriels, ne vous inquiétez pas avec cette directive à la c..., nous vous laisserons polluer tranquillement.
Promesse tenue : avec une enveloppe réduite, une ambition au rabais, des dérogations « en veux-tu en voila », l’état de nos rivières, de notre eau et de notre littoral ne devraient pas s’améliorer dans les prochaines années.