Accueil du site > En vrac > Alerter, discuter, proposer > Afghanistan : le PS veut-il le retour des talibans ?
mercredi 2 avril 2008, par | article consulté 186 fois
Le PS et la gauche se sont "refait la cerise" lors de ces dernières élections. Tant mieux ! Il est plus regrettable de voir maintenant ce même PS faire de la guerre en Afghanistan un enjeu politique, un outil pour marquer son opposition au gouvernement.
Qu’il faille un débat, c’est certain. Une telle décision, impliquant la vie d’hommes et de femmes mérite au moins une discussion publique et démocratique. Que ce débat devienne le prétexte à un affrontement Gauche vs Droite, dans lequel la Gauche surfe sur les bons sentiments pacifistes pour redorer son image, cela me gène davantage.
Car de quoi est-il question ? Il s’agit bel et bien de la manière dont nous soutenons la démocratie dans cette région du monde. Pour mémoire, les attentats du 11 septembre avaient conduit les occidentaux (et la France avec) à intervenir en Afghanistan, à renverser le régime totalitaire des Talibans et à enclencher, avec difficultés, le processus démocratique. Personne, ou presque n’avait alors protesté. Au contraire, gauche et droite (la gauche étant alors à la tête du gouvernement) avait convenu de la nécessité d’intervenir aux côtés des américains (et sous couvert de l’ONU) pour aider les Afghans à se libérer.
Aujourd’hui, dans ce pays, rien n’est acquis. Les talibans menacent toujours la démocratie et les droits de l’Homme. Ici, dans notre confort européen, nous pouvons jouer à l’autruche : Oublier ce pays, laisser les forces militaires que nous avons envoyées, maintenir tant bien que mal le couvercle sur la cocote-minute ; pire encore, nous désengager et laisser ce pays de nouveau sombrer dans le totalitarisme. C’est ce que, derrière les bons sentiments pacifistes, derrière l’idée de ne pas exposer nos "boys" à une guerre sans but, nous disent finalement les socialistes. Intervenus pour une juste cause (chasser un régime totalitaire), les nations-unis (qui restent le cadre d’intervention de cette force armée) doivent aller au bout de leur mission et assumer la responsabilité qui est la leur.
Renoncer, serait abandonner les afghans.
Poursuivre, serait tenter de consolider la démocratie et les droits de l’Homme.
C’est vers cette seconde solution que j’aimerais voir la Gauche s’orienter. Et non pas vers celle qui flatte une certaine forme de populisme "munichois".