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dimanche 8 mai 2011, par | article consulté 73 fois
Dans quelques mois, comme chaque année, les autorités compétentes se réveilleront et nous annonceront des mesures de restriction dans la consommation d’eau. Comme chaque année, chacun fera mine d’être surpris. On se tournera vers les agriculteurs et leurs champs de maïs trop bien arrosés. On regardera avec suspicion les terrains de foot trop verts, les piscines trop pleines et l’on se lamentera de ne pouvoir laver son monospace pour emmener les bambins en vacances...
Dans quelques mois, on redécouvrira que l’été, il fait beau ! Parfois même chaud... Et sous couvert d’une bonne conscience écolo on s’inquiétera, moi le premier, du triste état de nos nappes phréatiques et de nos rivières.
Chacun sait pourtant parfaitement ce qu’il va se passer cet été. Il suffit de regarder le ciel bleu de ces dernières semaines. Et si cela n’était pas assez, les chiffres des précipitations des 4 premiers mois de l’année annoncent sans la moindre parcelle de doute, les mesures de restriction de cet été.
Ainsi, au mois de janvier, à la station météo de Troyes Barberey, on a relevé 30.6mm de précipitations contre une « normale » de 51.3mm.
En février, ce fut pire : 17mm de précipitations contre une « normale » de 47.4mm.
Mars relève la tête mais reste déficitaire : 45mm de précipitations contre une normale de 51mm.
Avril qui s’achève s’annonce dramatique avec 7.6mm de précipitations contre une normale de 50.8.mm.
C’est donc bien dès aujourd’hui, au regard de ce déficit pluviométrique, qu’il faut agir. Comment ? En prenant d’ors et déjà des mesures de restriction sur les usages domestiques. En invitant les agriculteurs à renoncer à certaines productions excessivement coûteuses en irrigation comme le maïs [1]. En sensibilisant les particuliers, les collectivités et les entreprises aux économies d’eau. Bref, en agissant maintenant plutôt qu’en subissant demain.
Évidemment, cela demande du courage. Cela nécessite un préfet qui sache tenir tête à quelques gros agriculteurs, aux particuliers mécontents ou aux élus plus ou moins déraisonnables. Mais cela redonnerait un peu de lustre à la chose publique seule capable de prendre les mesures préventives nécessaires et nettement moins coûteuses que les restrictions d’urgence qui nous guettent.
Voir en ligne : http://www.auboisementcorrect.com/7...
Article publié sur auboisementcorrect en avril dernier
[1] C’est fin avril, début mai que se font les semis de maïs