
Copenhague ? Quezako ?
Le sommet de Copenhague se tient pour donner une suite à Kyoto. Les engagements pris par les États signataires prennent en effet fin en 2013. Il convient donc pour la communauté internationale de relancer le processus pour limiter les rejets de gaz à effet de serre et par conséquent l’impact du réchauffement climatique.
Sauver la tête des ours
Il ne s’agit pas seulement de sauver la tête des ours polaires ou préserver la biodiversité. La question du réchauffement climatique dépasse, et de loin, les seules préoccupations environnementalistes. Bien évidemment, ces questions comptent. Elles sont même au coeur de ce problème. Ainsi d’ici 2050, nous disent les spécialistes, 30% des espèces animales auront disparu : une perte sans prix pour notre planète.
Au delà de ce que beaucoup considèrent comme une nouvelle phase d’extinction massive des espèces, le réchauffement climatique aura d’autres conséquences.
20% du PIB, des milliards d’euros engloutis si nous ne faisons rien
Économiquement d’abord. Le rapport Stern, publié en 2006, estime ainsi que les conséquences de ce réchauffement pourrait nous coûter jusqu’à 20% du PIB si nous faisons rien. Plus concrètement, les dérèglements climatiques pourraient fortement menacer les rendements agricoles, et ici la pérennité des terroirs viticoles.
Fièvre climatique=fièvre sociale
Socialement ensuite. Le réchauffement climatique pourrait si on laisse faire les choses, fortement affecter notre niveau de vie. Renchérissement des produits alimentaires ou de l’énergie ; conséquences sociales (chômage) des difficultés économiques évoquées par Stern... La poussée de fièvre climatique pourrait aussi être une poussée de fièvre sociale. A ce triste le jeu, les plus modestes, les plus fragiles seraient les principales victimes.
Démocratiquement enfin. Beaucoup d’experts prédisent l’aggravation des tensions et des conflits entre états ou à l’intérieur des États. La question des réfugiés climatiques, celle de la maîtrise des terres cultivables, la problématique de l’accès à l’eau ou aux ressources énergétiques seront au coeur des relations internationales dans les prochaines années. Évidemment, de telles tensions favorisent rarement les idéaux de paix, de démocratie et de tolérance qui sont les nôtres.
Copenhague : une chance pour un nouveau modèle de développement
Le tableau est triste, sombre pour ne pas dire désespérant. Pourtant, l’Homme a manifestement tous les atouts pour réagir et faire de ce défis les conditions d’un nouveau départ. C’est tout l’enjeu de Copenhague : non seulement trouver les ressources pour limiter le réchauffement climatique mais aussi construire un nouveau modèle de développement économique, social et écologique. C’est cette perspective qui sera au centre de la conférence du 13 novembre au Petit Louvre à Troyes.










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