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dimanche 18 novembre 2007, par
- 324 visite(s) - Prévision : 1 visites aujourd'hui« les Français n’ont qu’à prendre leur vélo ! » s’est exclamé la ministre de l’économie face à la flambée du pétrole. Si les propos de Mme Lagarde ont tout de la gaffe, ils traduisent une vraie réalité : celle d’un pétrole durablement cher et d’une nécessité de modifier en profondeur nos modes de vie.
A Troyes et dans l’agglomération, chacun sait ce que représente le plein d’essence indispensable pour aller travailler, pour emmener ses enfants à l’école, pour se rendre au supermarché... Chacun mesure à quel point son pouvoir d’achat est tributaire d’une facture pétrolière dont on ne sait comment se défaire. Et ce pouvoir d’achat souffre et souffrira davantage si nous ne faisons rien.
Lagarde a donc raison ! il nous faut sortir de cette addiction au pétrole, trouver d’autres moyens de nous déplacer, consommer différemment, économiser l’énergie partout où c’est possible. Mais Mme Lagarde a tort. Il ne s’agit pas d’ordonner aux français de prendre leur vélo. Ils ne le feront pas. Non pas qu’ils ne le veulent pas, mais parce qu’ils sont dans l’incapacité de le faire : éloignement domicile-travail, manque d’aménagements cyclables, fréquence et confort des transports insuffisants... Ils sont, nous sommes, devenus captifs de l’automobile. Autrement dit, selon certains chercheurs, il existe un phénomène complexe d’autogénération du trafic automobile dans lequel les populations sont entraînées sans avoir la possibilité d’y échapper par une simple décision individuelle.
Pour comprendre ce phénomène, l’exemple de la “ maman-taxi ” est édifiant. Aucun parent ne peut briser seul le cercle vicieux de l’accompagnement des enfants en voiture à cause du danger lié à l’accroissement du trafic. Seule une politique globale de modération de la circulation peut y parvenir. Ainsi, les parents peuvent appeler de leurs vœux une telle politique tout en refusant de renoncer à accompagner leurs enfants en voiture pour des raisons évidentes de sécurité, tant que cette politique ne sera pas pleinement effective. C’est là une attitude parfaitement cohérente. Comment le leur reprocher ?
Pour en sortir, pour permettre à chacun de s’affranchir de l’addication à la voiture, une politique publique volontariste est donc indispensable. Concrètement, à Troyes et dans l’agglomération, il s’agit de proposer de meilleures conditions pour le vélo, les transports en commun, les piétons...
Elargir la piétonnisation du Centre-Ville (rue Zola, rue Clémenceau, rue Urbain IV...)
Mettre en place, sur la totalité du bouchon, une vraie zone 30 où le piéton et le vélo, sur la chaussée, sont effectivement prioritaires par rapport à la voiture ; où l’enfant peut jouer au ballon et la voiture n’est que tolérée.
Multiplier par 3 le kilométrage des pistes cyclables et développer un réseau cohérent qui tienne compte des besoins de déplacements et des spécificités de ce mode de transport.
Proposer un système de parkings périphériques aux entrées de l’agglomération (Pont-Sainte-Marie, Bréviandes, Sainte-Savine, Barberey) et de navettes gratuites.
Développer les PDE (Plans de déplacements d’Entreprise) et notamment indemniser les déplacements « propres » domicile-travail (une indemnisation exonérée d’impôts)
Soutenir un réseau de la TCAT plus compétitif, plus confortable.
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