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Accueil du site > Environnement > Landréat, les chevaux et le tri
vendredi 23 janvier 2009, par
- 574 visite(s) - Prévision : 1 visites aujourd'huiIncontestablement, s’il y a bien une ville qui fait de l’écologie une priorité, c’est celle de Pont-Sainte-Marie. Son maire, depuis plusieurs années, a montré son attachement aux questions environnementales. Et pour avoir discuté à plusieurs reprises avec lui de ces questions, il témoigne d’une vraie connaissance du sujet et des complexités à traiter ces problématiques.
Mais en plus de connaître le sujet, Pascal Landréat agit. C’est ainsi dans cette commune que le premier éco-quartier du département est en train de sortir de terre. C’est aussi dans cette commune que bientôt le ramassage du tri sélectif sera effectué par des chevaux ardennais.
Devant une telle annonce, beaucoup réagiront pas un sourire condescendant. Quelques uns se diront que ces écolos sont décidémment de doux rêveurs et qu’ils veulent bel et bien nous faire revenir à la bougie...
Et pourtant Pascal Landréat, maire MoDem de Pont-Sainte-Marie, est loin d’être un écolo illuminé voire irresponsable. Car, en y réfléchissant sans à priori, l’idée de ramasser les ordures à cheval n’a rien d’une lubie et se révèle très vite comme une affaire de bon sens.
La simple observation d’un camion classique, démarrant et s’arrêtant sans cesse, suffit à comprendre que la traction mécanique n’est pas plus rapide que la traction animal pour ce type de service. Le rapport coût/efficacité du service est-il alors à l’avantage du camion ? C’est de moins en moins vrai compte tenu de l’évolution chaotique des prix du pétrole.
Ainsi, selon des chiffres présentés en octobre 2007 lors du 5e congrès des chevaux territoriaux à Trouville-sur-Mer (Calvados), 70 villes françaises font déjà appel au cheval pour assumer des services municipaux (collecte de déchets, arrosage des espaces verts, sécurité publique...). Selon Olivier Linot (président de la commission nationale de développement des chevaux territoriaux) le cheval permettrait de ramasser près de 150 tonnes de verre usagé par an pour un investissement de 9.400 euros, contre 22.800 euros pour un camion non polluant et 13.700 pour un camion classique.
Ce retour en grâce du canasson est tel que la société SITA, filiale de Suez et les Haras nationaux ont annoncé le 5 mai leur partenariat pour la collecte des déchets à l’aide de voitures hippomobiles. La convention de partenariat a pour but « de professionnaliser l’usage des équidés dans la collecte des déchets et le nettoiement des villes ». Cet accord entend également répondre aux attentes des collectivités qui souhaitent développer des stratégies de différenciation et de développement durable à travers la collecte hippomobile.
La décision de Pont-Sainte-Marie, au delà de l’effet spectaculaire et médiatique, représente donc à la fois un intérêt écologique (dans la lutte contre l’effet de serre et la préservation de races menacées) mais aussi un intérêt financier. Pascal Landréat prouve que l’écologie, menée avec pragmatisme peut finalement satisfaire l’ensemble d’une collectivité.