
Il s’agit donc d’une véritable rupture en matière de construction à laquelle nous allons assister. Cette rupture, même les organismes aubois de l’habitat social l’anticipent. Ainsi, Troyes-Habitat annonce la construction de 72 logements à Troyes et 28 à la Rivière de Corps selon la norme BBC.
Pourtant, le Conseil Général garde deux ou trois longueurs de retard et refuse d’être lui-même porteur de solutions avant-gardistes. C’est ainsi que son projet d’extension, sans même évoquer son surdimensionnement, sera moins efficaces énergétiquement que les nouvelles constructions de Troyes-Habitat.
Si ce projet sort de terre, au plus tôt en 2012-2013, malgré les réels progrès enregistrés par rapport au précédent projet (retoqué par le tribunal administratif) il sera donc déjà dépassé avant d’avoir consommer ses premiers kwh ! Avec plus de 40 millions consacrés à cet hôtel du département, on peut regretter ce manque d’ambition, cette absence de volonté politique.
Ces regrets sont d’autant plus forts que l’éco-construction, au delà des évidents atouts environnementaux, offre de belles perspectives économiques et sociales.
Perspectives économiques d’abord car les nouvelles techniques, les nouveaux procédés permettent de valoriser notre artisanat local, nos ressources locales (A Mesnil Saint Père, 9 pavillons HQE construits à base de bois et de chanvre viennent de sortir de terre). L’éco-construction constitue un véritable outil pour soutenir l’économie locale mais aussi l’emploi.
Perspectives sociales ensuite car les nouvelles performances énergétiques permettent la réduction des charges pour les locataires.
Nul besoin de dire que ce domaine de l’éco-construction, de la rénovation thermique des bâtiments, domaine porté par Europe-Ecologie pendant la campagne des régionales, constitue l’un des leviers les plus intéressants pour sortir de la crise et inventer un nouveau modèle de développement.









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