
Enième rebondissement dans la construction de l’autoroute Troyes-Auxerre-Bourges, le débat public dont le lancement était annoncé pour début septembre, est suspendu. C’est le ministère de l’équipement qui, en ne remettant pas son dossier à la commission du débat public, a volontairement provoqué cette suspension.
La raison est simple. La perspective du Grenelle de l’environnement pourrait fortement influencer la politique des transports du gouvernement. Inutile donc de se lancer dans un débat dont les données fondamentales pourraient être modifiés d’ici quelques mois. Plus clairement, le Grenelle de l’environnement pourrait se conclure, entre autre, sur la décision d’un moratoire sur la construction de nouvelles autoroutes. C’est d’ailleurs l’une des 24 propositions des ONG environnementales regroupées au sein de l’Alliance pour la Planète. Cette perspective serait une très bonne chose puisqu’on sait que chaque nouveau kilomètre d’autoroute génère un trafic supplémentaire et une augmentation des émissions de CO2.
On peut également voir dans cette décision une belle claque adressée aux élus locaux de Droite (Menuel, Baroin, Mathis, Adnot...) mais aussi du PS (Legoas, Girardin...). Malgré l’évidente contradiction entre cette autoroute et les impératifs de la lutte contre le changement climatique, malgré l’engagement des responsables nationaux socialistes ou sarkozystes à faire de l’écologie une priorité, les responsables locaux sont restés le nez collé au bitume. De là à dire que l’écologie est loin, très loin des préoccupations du PS ou de l’UMP... il n’y qu’un petit pas que je ferai volontiers !
Rien n’est cependant acquis. En effet, la pression des industriels pourraient faire échouer le Grenelle de l’environnement et relancer par conséquent, les projets autoroutiers.









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