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Accueil du site > En vrac > Alerter, discuter, proposer > Le pétrole à 125$. Et 150 à 200$ d’ici quelques mois.
samedi 10 mai 2008, par
- 790 visite(s) - Prévision : 1 visites aujourd'huiLe prix du pétrole, et plus généralement celui de l’énergie, est sur le point de devenir l’enjeu politique majeur.
60$ il y a 1 an ;
95$ il y a 6 mois ;
125$ aujourd’hui..
Demain, nous disent les spécialistes, le prix du baril continuera à monter.
Dans 6 mois, il pourrait atteindre 150$. Rien d’irréaliste puisque cela ne ferait que 25$ de plus... Un peu moins que les 30$ gagnés lors des 6 derniers mois.
Dans 2 ans, il dépassera 200$.
Ces prévisions viennent de Arjun N. Murti. Cet analyste chez Goldman Sachs avait en 2005 prédit un baril à 100$. Il prévoyait que ce cap serait atteint en 2009. Ce sommet a été franchi début 2008.
On peut qualifier de raisonnable les prévisions d’un baril à 150$ avant la fin de cette année. Et si par malheur le climat mettait son grain de sel (cyclone dans le golfe du Mexique...), si la géopolitique proche-orientale ou africaine s’emballait... le prix du baril pourrait atteindre d’autres sommets.
Les naïfs depuis 10 ans, nous annoncent la baisse prochaine du prix du baril. Elle n’a jamais eu lieu. Au mieux, le baril a-t-il perdu une dizaine de dollars. Mais jamais, depuis 10 ans, les prix n’ont baissé durablement. Et ils ne baisseront pas. Pour deux raisons :
La demande continue d’augmenter. A 20, 50 ou 100$, nous consommons toujours autant de pétrole. La très légère baisse de consommation de carburant, enregistrée en France, est anecdotique. Nous sommes addictes au pétrole, dans l’incapacité de nous en passer. Le pouvons-nous ?
L’offre stagne et tend même à décliner. L’Arabie Saoudite refuse d’augmenter sa production. Le veut-elle ? Alors qu’elle profite, plein pot, de la hausse du baril... Le peut-elle ? Beaucoup de spécialistes pensent qu’elle est au maximum de ses capacités de production. La Russie, 2e producteur mondial, a enregistré un déclin de sa production depuis janvier.
Sauf découverte d’un champ pétrolifère majeur (ce n’est pas arrivé depuis 30 ans), sauf effondrement économique d’un grand consommateur (Ce qui engendrerait des conséquences économiques dramatiques), on ne voit pas comment la tendance pourrait s’inverser.
Le pire reste donc à venir.
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