Il est bon de rappeler que des règles sévères encadrent l’implantations des éoliennes : les règles d’urbanisme, les servitudes techniques, conformité avec le PLU ou le POS, avis du commissaire enquêteur, avis de la Commission départementale des sites, perspectives et paysages. Chaque étude d’impact comporte par ailleurs un volet paysager. Bien évidemment, aucune construction humaine n’est neutre ou indolore. Chacune comporte un impact. L’impact paysager des éoliennes est réel mais doit être apprécier en fonction du service rendu par celles-ci.
Qui plus est, cet impact est réversible. La construction d’un parc éolien n’est en effet pas irréversible : on peut enlever les éoliennes facilement, en quelques jours. Il est vrai qu’en rapprochant la source de production du lieu de consommation, on rapproche également les impacts. Mais les impacts environnementaux des éoliennes sont sans commune mesure avec les impacts des autres moyens traditionnels de production électrique : fioul, gaz, charbon et nucléaire. Ces moyens de production à l’esthétique discutable génèrent de bien plus graves pollutions en terme de rejets, de déchets...
On accepte dans nos paysages la présence d’émetteurs pour la téléphonie (5 000 à 10 000), des lignes électriques à haute-tension et de leurs pylônes (plus de 100 000 km), des châteaux d’eau (plusieurs milliers), des autoroutes (plusieurs milliers de kilomètres), de silos à grains qui atteignent souvent plus de 80 m de haut... Si les éoliennes s’inscrivent dans cette lignée d’équipements créés par l’homo sapiens, elles restent avant tout des outils de développement durable.
Les éoliennes n’ont pas nécessairement un impact négatif sur le patrimoine : les éoliennes peuvent mettre en valeur un paysage. constructions modernes et patrimoine traditionnel peuvent se marier. Il suffit, pour s’en convaincre d’observer la pyramide du Louvre, le Viaduc de Millau ou la coupole du Reichstag à Berlin. Tout est question de conception soignée. Ainsi aujourd’hui des paysagistes interviennent pour l’intégration des parcs éoliens dans le paysage.
On peut aimer ou ne pas aimer l’esthétique des éoliennes. En faire un argument contre le développement d’une énergie propre comporte le risque de voir continuer à se développer les autres moyens de production : centrales nucléaires, centrales thermiques, barrages hydrauliques... bien plus nuisables pour l’environnement.









Pascal, ça va pas la tête, dis ? Salutations du samedi.
XF ( qui donc ?)
ce qui me gène, ce ne sont pas les éoliennes, c’est qu’on les mette à des endroits stratégiques : terrain du copain du maire , terrain du frère....sous couvert d’écologie et sans se préoccuper des nuisances pour les autres, qui doivent se taire et dire amen
Tout le monde est beau et gentil si on en croit cet article. Mais la vérité est que l’implantation des éoliennes est actuellement totalement anarchique. On tue des sites au seul profit d’un maire alléché par des rentrées d’argent, et de quelques "volontaires" privilégiés, sans demander aux voisins ni aux communes limitrophes leur avis. Les lobbies sont à la manoeuvre dans les campagnes, pour le plus grand profit de constructeurs étrangers, le tout sur nos revenus. Une des richesse de la France est la qualité de ses sites et paysages. Les touristes y viennent pour cela. D’autre part il n’y a pas que la Pointe du Raz et le Mont Saint-Michel à préserver, il faut une étude beaucoup plus sérieuse, prévoir des zones de regroupement d’éoliennes, et ne pas miter la France avec ces tourniquets anonymes. Tant que ce sera l’anarchie, stop à l’éolien !, c’est mon opinion.
le plus simple ne serais-ce pas de les enterrer ?......sandrax
La peste des pylônes,ou des silos n’excuse en rien le choléra des éoliennes. De plus elles mesurent 140 m. les plus hauts pylônes n’arrivent que rarement à 50 ;elles sont visibles à 10 Km.ex:on voit des éoliennes à 10 Km. de la terrasse du chateau de Grignan. Allez sur Google "Interwiew du Maire de Grignan" et vous aurez un avis clair sur cet aspect de ces machines qui dénaturent nos sites partout avec le même objet monotone.