Troyes Écologie
Le site qui vous dit tout sur l’écologie à Troyes et dans l’Aube

Accueil du site > La ville > Place Jean Jaurès : Je ne suis pas parisienne, ça me gène, ça me (...)

Place Jean Jaurès : Je ne suis pas parisienne, ça me gène, ça me gène

samedi 17 juin 2006, par Pascal Houplon

- 734 visite(s) - Prévision : 1 visites aujourd'hui

Depuis plusieurs jours, la place Jean Jaurès souffre des fortes chaleurs. Quelques semaines après la fin des travaux de réfection, de nouveau, on assiste à une dégradation de la voirie. Chacun aura pu sentir l’odeur du bitume fondu ou le goudron coller à ses pieds. Cette semaine l’Est-Eclair rend compte, à son tour, de la détérioration de cette voirie.

Rassurez-vous et dormez tranquille, tout va très bien et tout est normal ! si, si...

D’abord, la première réfection, fin avril, est le résultat d’une trop grande perfection lors des travaux initiaux. Le produit utilisé pour les joints était, nous dit-on, « tellement efficace que les joints ne collaient pas aux pavés... » (sic). Voilà pourquoi on a du procéder à un repavement de la place. Non, ne riez pas, c’est l’explication donné par un fonctionnaire de notre bonne ville. Moi qui croyez à un mauvais choix, une erreur technique, un problème de conception. Et bien pas du tout, c’est un excès de perfection ! Dormez tranquille.

Depuis quelques jours, c’est donc le goudron qui fond. Là encore, tout est normal, nous dit-on. C’est la conséquence de « la technique ancestrale dite à la parisienne » et d’une « remontée du goudron ». Perfidement caché sous les pavés, le goudron attendait les fortes chaleurs pour refaire surface et détériorer cette belle réalisation. Moi qui croyais voir, depuis plusieurs semaines, ce goudron recouvrir les pavés, et bien non : en réalité ce goudron était sous le pavé (j’ai comme l’impression qu’on se fout de moi...) Mais de qui se moque-t-on ? Le goudron n’a pas eu besoin de remonter, il était déjà largement répandu sur la surface de la voirie et le reste encore (voir l’article sur auboisementcorrect). Ce sont désormais de vilaines coulures de goudrons et pavés tachés qui décorent cette chaussée.

Faut-il alors parler d’erreur de conception ? Bien sur que non, nous dit notre fonctionnaire, cette technique fonctionne très bien... à Paris. D’ailleurs là bas, lorsque le bitume remonte : « c’est encore pire, mais c’est moins voyant au quotidien » car la circulation est plus dense et le pavé plus sombre (CQFD). Pas de bol, place Jean Jaurès on roule moins et on installe des pavés clairs. Rassurez-vous, moi aussi j’ai du mal à comprendre cette explication abracadabrantesque (comme dirait Jacquot).

Allez, j’ose un résumé : Dormez tranquille, si cette technique très bonne pour Paris, où les conséquences sont pire qu’à Troyes et dont parfaite pour notre ville.

Et bien justement non. Troyes n’est pas Paris et le pavage des avenues parisiennes ne répond pas aux mêmes objectifs que celui d’une zone 30 à Troyes. A Troyes, il était question d’embellir la voirie, de l’intégrer dans un environnement urbain plus claire, plus agréable. A lieux de cela, nous avons des pavé tachés pour un temps indéterminés (on nous parle de l’été prochain... ), des coulures de goudron persistantes.

Toutes les explications les plus loufoques ni changeront rien. Certaines rues de Troyes, pavées depuis plusieurs années supportent très bien la circulation (Urbain 4, Clémenceau). Pas la place Jean-Jaurès. Pourquoi ? Que peuvent nous répondre les responsables politiques ?


modération à priori

Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)
  • [Se connecter]