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Accueil du site > Politique > Qui c’était Gilles Lemaire ???
vendredi 27 août 2004, par
- 543 visite(s) - Prévision : 1 visites aujourd'huiGilles Lemaire quitte le secrétariat national des Verts. Retour sur presque deux années de direction.
Qui, hormis les adhérents et militants Verts, connaissait Gilles Lemaire ?
Le gros nounours de l’écologie politique n’a en vérité jamais réussi à s’imposer comme n°1 des Verts.
Alors, j’entends tout de suite certains me dire : chez Les Verts, nous pratiquons la démocratie, il n’y a pas de chef...
Très bien.
Faire passer des idées ambitieuses avant l’ambition des hommes : une belle éthique qui ne résiste pourtant pas à l’action politique quotidienne.
Qui chez les Verts peut sérieusement dire que l’ambition personnelle des Voynet, Mamère et Lipietz est ravalée pour la défense des idées ? Personne.
Le combat politique nécessite que des hommes et des femmes soient capables de porter et d’incarner un projet et des idéaux.
Or, si aux yeux de l’opinion, Voynet, Cohn-Bendit, Mamère et même Waechter incarnent l’écologie politique, Gille le nounours n’est jamais parvenu à associer son image publique et médiatique aux idées du parti écologiste.
Alors, aujourd’hui, Gilles quitte la direction des Verts et dresse un bilan lucide et amère de ses années passées.
A voir : l’interview de Gilles Lemaire dans Libération
Comme tout bilan, celui-ci est contrasté.
A son crédit : une réorganisation matérielle et financière certaine des Verts.
A son débit : une incapacité, assumée et reconnue à s’imposer médiatiquement comme porteur du message écologique.
A son débit, encore : un positionnement idéologique qui a rendu le discours écologique flou et confus.
A vouloir agir en réaction aux échecs de la Gauche pluriel, à vouloir "gauchiser" les positions et les discours... les Verts en ont oublié les fondements de l’écologie politique : la lutte contre le productivisme, la défense de l’environnement et du développement durable.
Ainsi, les dernières campagnes ont vu les Verts tenir un discours très social, très à Gauche laissant, hélas, trois fois hélas, au second plan les positions Vertes sur les changements climatiques, les problèmes de l’énergie, des transports ou de la bio-diversité...
Le nouveau secrétaire national devra, à mon sens, être capable d’incarner et de porter un projet clairement écologique.
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