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Alerter, discuter, proposer

Réduisons nos déchets ! Des propositions écolo pour Troyes et l’agglomération.

Du 3 au 11 novembre, partout en France, c’est la semaine de réduction des déchets. Vraiment partout ? Non. Ni la ville de Troyes, ni la CAT ne participent à cette semaine de sensibilisation. A vrai dire, depuis plusieurs années, ni l’une, ni l’autre n’agissent pour sensibiliser les troyens à cette question. Et pourtant, la réduction des déchets fait parti des obligations des collectivités locales, inscrites dans la loi sur les déchets.

Le constat de l’inaction à Troyes

On attend autre chose d’une collectivité locale, que l’attentisme qui prévaut actuellement. Le tableau de ce domaine est sombre et témoigne du manque d’intérêt sur cette question. Et la distribution de quelques composteurs aux particuliers ne suffit pas à compenser un très mauvais bilan dans ce domaine. La collecte sélective périclite, les apports volontaires (verre / papier) stagnent ou diminuent. Beaucoup de troyens ne connaissent plus le jour de la «  poubelle jaune » et ne savent pas vraiment ce qu’il faut y mettre. A défaut d’information, on ne trie plus, on reprend les mauvaises habitudes. Qui sait où et quand retirer les fameux sacs jaunes ? Qui sait comment accéder aux déchetteries de la CAT ? Rien, plus rien n’est fait pour sensibiliser les troyens à ces questions. Encore moins lorsqu’il s’agit de nous sensibiliser à des modes de consommation moins gaspilleurs.

La ville, la CAT n’ont plus d’ambition sur ce domaine pourtant essentiel. Faut-il rappeler que le Grenelle de l’environnement s’est conclu il y a quelques semaines seulement ? Faut-il rappeler que ce même Grenelle a ré-affirmer l’objectif de réduire la quantité des déchets produits ?

Nous sommes, ici, loin du compte. Selon l’ADEME, un français produit 354 kg de déchets par an. Mais un troyen produit lui 474 kg [1] ! Autrement dit, nous devons redoubler d’effort, au moins pour rattraper le retard qui nous sépare de la moyenne nationale.

Alors que faire ?

Dans ce domaine, comme dans bien d’autres, l’action que je souhaite porter devra s’articuler en trois temps : le court, le moyen et le long terme.

A court terme, il faut reprendre le travail de pédagogie et de sensibilisation, abandonné depuis trop longtemps :

- Mieux informer les troyens avec les agents-climat, avec les outils médiatiques dont on dispose...
- Développer et mieux répartir les points d’apports volontaires.

Je reviendrai bientôt sur le rôle, large et important que je souhaite donner à ces agents-climat.

A court terme, également, et pour marquer la nouvelle volonté d’une municipalité verte, celle-ci et sans doute la nouvelle CAT, devra réunir les acteurs économiques pour anticiper le plus vite possible l’interdiction des sacs plastiques (officiellement prévue en 2010). C’est ce qu’on réussi d’autres collectivités locales comme Bourges. A moyen et long terme, il s’agit véritablement de changer de braquer dans notre politique de gestion des déchets. Concrètement, il faudra se doter des outils nécessaires pour réduire le volume de déchets. Objectif irréaliste ? Non, c’est une nécessité qui, redisons-le, figure dans la loi sur les déchets.

Là-dessus , je compte encore sur le travail des agents-climat qui seront les relais du travail de sensibilisation auprès des troyens (habitants et acteurs économiques). A charge pour ces agents de diagnostiquer, puis d’expliquer pourquoi et surtout comment réduire notre quantité de déchets.

Toujours à moyen et long terme, j’ai le désir de mettre en place ce qu’on appelle une recyclerie. J’y reviendrai plus en détail cette semaine mais pour faire vite, il s’agit d’une structure associative et d’insertion chargée de récupérer, si possible de réparer, de redonner une seconde vie aux objets, meubles, appareils électro-ménagers, qu’on a tendance à jeter trop vite et trop facilement. C’est l’un des outils qui entre dans la mise en place de ce qu’on nomme l’économie circulaire.

A plus long terme, je souhaite engager une vraie réflexion sur la tarification incitative. C’est un système de redevance, payée en fonction la quantité de déchets jetés par chaque foyer. Le Grenelle de l’environnement l’a évoqué dans son atelier consacré sur les déchets et proposant de le généraliser d’ici 5 ans. En France, certaines communautés de communes se sont déjà engagées sur cette voie. Pourquoi pas nous ?

Sans oublier, l’UTT. L’écologie industrielle en est un de ses points forts. Il conviendra dans la perspective du développement de l’économie circulaire, de travailler et de soutenir les activités de l’UTT qui vont dans ce sens.