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vendredi 22 avril 2005, par
- 475 visite(s) - Prévision : 1 visites aujourd'huiPetit rappel : le TCE est un texte de compromis. Comme tout compromis, il a demandé à chacun des renoncements acceptables. Aucun pays ne pouvait imposer sa propre vision constitutionnelle aux 24 autres. C’est donc sur un texte imparfait à nos yeux que nous devons nous prononcer.
Pour les tenants du NON, ces imperfections sont insupportables. Il faut donc renégocier la totalité du traité. Ils espèrent ainsi que le choc du 29 mai permettra de rallier à leurs idées les 24 autres pays dont la grande majorité sont favorables au libéralisme (bon courage !). Car ne l’oublions pas : l’hypothétique nouveau traité devra encore être approuvé à l’unanimité !
Pour les tenants du OUI, ce texte est également imparfait. Mais les avancées qu’il comporte doivent être garanties par un OUI. Il sera ensuite plus facile de réviser tel ou tel article, d’amender telle ou telle partie plutôt que de renégocier l’ensemble du traité.
C’est là le principal argument : s’il on veut améliorer ce traité, quelle est la démarche la plus facile ?
Il me semble que pour améliorer ce texte, la deuxième démarche est bien plus efficace et a de meilleurs chances d’aboutir.
Pour mieux comprendre, voici un extrait de l’article de Guy Carcassonne paru dans Libération du 21 avril :
"Deuxièmement, chacun peut choisir de se résigner à l’existant, les plus optimistes faisant alors le pari que l’application du traité de Nice sera à ce point insupportable qu’elle forcera à en sortir un jour ou l’autre et que, ce jour-là, le nouveau projet constitutionnel qui naîtra sera meilleur que l’actuel. Mais ce pari ne semble pas très rationnel. Pour modifier Nice, comme pour modifier la Constitution si elle est adoptée, il faudra en passer dans les deux cas par l’unanimité. De deux choses l’une : soit l’unanimité est possible et elle pourra tout aussi bien se consacrer à améliorer la Constitution qu’elle pourrait se former pour réviser les traités actuels ; soit l’unanimité n’est pas possible avant longtemps, et l’Europe resterait durablement scotchée au byzantinisme niçois si elle n’avait pas eu la clairvoyance d’engranger les avancées, substantielles même pour qui les juge insuffisantes, qu’apporte déjà la Constitution."
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