
Celà fait maintenant parti des marroniers médiatiques. Ici ou là, la colère des agriculteurs face aux difficultés de leur profession. Comme toujours, les grandes surfaces sont les accusées et le gouvernement calmera le jeu à coup d’aides exceptionnelles, de subventions ou de négociations qui le temps aidant permettront une remonté (éphémère) des cours. Mais au final, la fièvre retombée, le malade ne sera toujours pas guéri.
Car notre système agricole est à bout de souffle et tout le monde regarde ailleurs. Surproduction chronique, filière agro-alimentaire inadaptée, modes et méthodes de production dangereux...
Nous vivons sous un modèle agricole créé après le 2e guerre mondiale pour faire face et répondre aux besoins alimentaires de notre pays afin d’assurer son indépendance ; Objectif atteint et pourtant nous ne voulons pas changer de modèle. C’est comme si sur l’autoroute, une fois la vitesse 130km/h atteinte, l’automobiliste continuait à accélérer. L’accident est inévitable.
Et dans le domaine agricole, cet accident prend des formes multiples : crises de surproduction aussi ponctuelles que violentes, pollutions des sols et des eaux, crises alimentaires (vache folle, grippe aviaire...).
Il nous faut donc repenser notre modèle agricole dans sa globalité :
Promouvoir efficacement les cultures bio afin de privilégier un modèle fondé sur la qualité et non la quantité.
Réduire drastiquement les subventions à l’exportation qui alimentent la surproduction et ruinent les agriculteurs des pays en développement.
Repenser et développer des filières plus courtes entre producteurs et consommateurs.
En somme, imaginer une agriculture fondée sur un développement durable.









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