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Accueil du site > En vrac > Sport et Développement Durable progressent à Troyes
mercredi 13 mai 2009, par
- 347 visite(s) - Prévision : 1 visites aujourd'huiIl y a quelques mois, j’écrivais un article intitulé Le sport à Reims se conjugue au développement durable. La 25e édition de Reims à toutes jambes mettait en effet l’accent sur les principes énoncé lors du sommet de Rio. J’espérais alors que Troyes suive cet exemple.
Manifestement, mon souhait a été, en partie, entendu : Le 16e semi-marathon se déroulera sous le signe du développement durable. Ainsi, tous les déchets de cette course (et ils sont nombreux) seront triés et recyclés si possible. Un premier pas à saluer.
Il faut cependant reconnaître que tout cela reste encore timide en comparaison des engagements (voir ci-dessous) pris par nos voisins rémois :
Points de ravitaillement et d’épongement "propres" avec l’Eau de Reims Métropole distribuée dans des gobelets recyclables par la chaine locale donc sans surcoût et tri sélectif des déchets.
Déplacements propres avec l’utilisation de véhicules hybrides TOYOTA par l’organisation, navettes en bus pour les coureurs.
Établissement d’une charte "Sport et développement durable" avec adhésion des entreprises du « challenge entreprises » à cette démarche.
Intégration du public à handicap (course handisport sur Marathon et Semi-marathon) ainsi que Coupe d’Europe de sport adapté sur 21 Km. [1]
Soutien d’actions solidaires : versement de 1€ par Km parcouru au profit d’une association rémoise de lutte contre l’enfance maltraitée, récupération de chaussures de sport usagées à destination des populations les plus démunies d’Afrique avec Africa Run.
Démarches entreprises vers un parrainage de l’Union Européenne en matière de développement durable et un label Eco Emballage.*
Notre ville, c’est incontestable, multiplie les événements sportifs pour tous : rando-roller, faites du sport, passeport loisirs... Mais si elle veut, comme elle le déclare, obtenir le label « sports et développement durable » [2], elle devra faire d’importants efforts sur l’ensemble des rendez-vous sportifs. Et l’exemple Rémois ne donne qu’un mince exemple des progrès à accomplir.
Peut-on alors se contenter de trier quelques déchets dans deux ou trois compétitions sportives ?
Ne doit-on pas élargir les perspectives, ouvrir notre imagination et notre ambition pour concevoir un sport durable et solidement assis sur les trois piliers (économique, social et environnemental)
Ne devrait-on pas, par exemple, équiper les vastes toitures des stades ou des gymnases de panneaux solaires ?
Ne pourrait-on pas développer des cheminements sportifs gratuits, des parcours de santé, le long des viennes, accessibles tout au long de l’année ?
Ne devrait-on pas, si par miracle l’ESTAC se maintenait en ligue 2, en faire un club vitrine du développement durable par une sobriété énergétique exemplaire, une sensibilisation à chaque match du public aux enjeux environnementaux ?
C’est sans doute la clef pour obtenir, plus qu’un label, une véritable exemplarité de notre ville dans le domaine sportif.
[1] la course troyenne est également ouverte aux personnes en situation de handicap
[2] un label, encore un, qui viendrait compléter la collection lancée par François Baroin