

- Biographie de Jeanne Cherhal
- Cette jeune suffragette de 25 ans qui aura passé ce premier quart de siècle au bon air de la campagne nantaise avant de s’installer à Paris, se rêvait danseuse classique. Sur ses agendas des deux dernières années, chaque jour ou presque comporte le nom d’une ville ou d’un patelin qu’elle a écumés, seule avec son piano. De ce marathon il reste un premier album live dont l’insatisfaite préfère escamoter le souvenir. Le vrai départ a donc lieu aujourd’hui, avec cette collection de douze chansons en studio.
Bien plus de Douze fois par an, j’ai écouté cet album et me suis laissé emporter par l’émotion de ce petit bout de femme.
Qui d’autre d’ailleurs que Jeanne Cherhal pouvait chanter avec autant de pudeur et de justesse la condition de Femme douze fois par an ? Je vous laisse imaginer ce dont il s’agit...
Au delà de ce titre éponyme aussi surprenant que reussi, cet album invite à rencontrer la Vie et toutes les émotions qui la font belle.
Et la vie est riche de portraits attachants : l’inconsolable amoureuse d’un homme marié, le couple au bord du gouffre du mariage ou encore l’étudiant plus soucieux de se rouler un stick que de se quereller avec ses voisins...
On sourit, on laisse parfois s’échapper une larme de tristesse ou de nostalgie, on s’interroge aussi sur l’anodin et ces petits riens qui font le bonheur d’une Vie. En tout cas, on ne reste pas indifférent au charme extraordinaire de cet album.
Trois titres ont pour moi une saveur toute particulière
Super 8 : Quel film aimeriez vous voir défiler lorsque le dernier jour sera arrivé ? Pour Jeanne ce sera un super 8...flou artistique.
Je voudrais dormir : berceuse improbable où se mèlent les voix de Jeanne Cherhal et Jacques Higelin.
Enfin, Les chiens de faïences : La pudeur et la poésie des mots pour dire l’indicible et faire renaître la Vie.
Merveilleux









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