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Alerter, discuter, proposer

Un collectif aubois pour le Non

On ratisse large du côté du PC aubois ! Pour apater le chaland ses dirigeants viennent de créer un nouveau collectif annoncé officiellement "en dehors de toute organisation politique".

La technique commerciale est éprouvée : Vous avez un produit peu attractif : le communisme, par exemple... Pour convaincre votre client d’acquérir du communisme, il vous est impossible de le lui présenter directement. Le client vous répondrait :" Du communisme ?! il est complètement dépassé ton truc !! Y a mieux et plus moderne sur le marché...". La solution consiste à faire croire à votre client que vous ne vendez pas du communisme mais un produit plus fun, plus populaire, par exemple un Non à la Constitution. Le client croit donc acheter un Non à la constitution et se retrouve en réalité avec un produit made in Parti Communiste.

Et ils sont plutôt tétus nos "Camarades" ; car ce collectif fait suite à celui créé pour la défense de la ligne Paris-Bâle où déjà, on ne trouvait que des personnalités communistes, adhérents ou sympathisants (A lire : l’article consacré au site Paris-Bâle.org). Celui créé par Jean Pierre C. pour dire Non au TCE obéit aux mêmes principes.

Libération Champagne nous rapporte qu’une cinquantaine de personnes issues du monde politique, syndical ou culturel ont déjà rejoint le collectif.

En y regardant de plus près, on s’aperçoit rapidement que la grande majorité des membres de ce collectif sont, une fois de plus, des militants, adhérents ou sympathisants communistes. Les étiquettes syndicalistes, retraités ou militants associatif ne sont que des "cache-sexe" d’une appartenance politique qui n’est pas assumée.

Pourtant, être communiste ou défendre le Non au TCE sont des choses tout à fait honorables. Mais cette méthode qui consiste à avancer masqué me paraît intellectuellement peu honnête. Elle dessert la cause défendue et fait paraître l’engagement politique comme un acte honteux.

Quand à Libération Champagne, l’absence d’un point de vue critique sur l’origine de ce collectif est regrettable pour un journal qui voudrait porter un regard justement critique sur la vie politique locale.