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Transports

Velomagg, l’alternative économique au vélib’troyen

L’agglomération peut-elle se payer un vélib ? A 400 000 euros par an, certainement pas. Doit-elle faire une croix sur les VLS (Vélos en Libre Service) ? Peut-être pas. Un système plus souple, trois ou quatre fois moins coûteux existe et semble parfaitement adapté à notre agglomération. C’est le vélomagg ou Smoove Key.

L’agglomération s’intéresse au vélib’. Effet d’annonce ou vraie volonté ? Quelques semaines avant les élections, Gérard Menuel avait annoncé la mise en place prochaine d’un système de type vélib’. Dans 18 mois, nous disait-on l’agglo aurait son velaub. 1 an plus tard, toujours rien. Et on voit difficilement comment en 6 mois, la promesse faite de façon inconséquente pourrait être tenue. Il faut dire qu’avec l’impossibilité de négocier avec les grandes sociétés de mobiliers urbains, le coût d’un tel système a de quoi dissuader les plus volontaires. L’addition serait en effet salée : 2000 à 3000 euros par vélo et par an. Au total, la CAT devrait trouver près de 400 000 euros par an pour assurer le fonctionnement d’un tel système.

Raisonnablement, il faut donc faire une croix sur le vélib à l’andouillette. Faut-il pour autant abandonner toute idée d’un libre service de vélo ? Peut-être pas. l’agglomération de Montpellier a développé un concept similaire mais largement moins coûteux : c’est le vélomagg (ou Smoove Key). Le coût ne représenterait qu’un tiers (ou un quart) du coût d’un système vélib’ classique. Pour moins de 130 000 euros par an (au lieu des 400 000 estimés), notre agglomération pourrait donc mettre en place un tel système.

Comment est-ce possible ?

Le système Smoove Key, est en réalité basée sur la gestion automatique des clés de cadenas de vélos. En gros, il est ici question d’un simple distributeur de clés pour antivol ! Pas de lourds et coûteux travaux de génie civil nécessaires pour mettre en œuvre la solution. A chaque station, des totems sont installés pour distribuer les clés. Le processus de location illustre la simplicité du système :
- L’usager se présente devant le totem, muni d’une carte s’il est abonné, d’un ticket ou d’un numéro transmis par SMS s’il n’est pas abonné.
- Une fois la carte présentée ou le code entré, l’usager retire une clé. Chaque clé correspond à l’un des vélos attachés aux arceaux.
- Cette clé associe une clé électronique (permettant sa traçabilité) à une clé physique et indique de façon très lisible le n° du vélo auquel elle correspond.
- L’usager peut alors emprunter le vélo, le reposer à n’importe quelle autre station, s’identifier auprès du totem et replacer la clé dans ce totem. Il est alors débiter du montant correspondant à la durée de la location.

Les vélos sont donc, à l’inverse des vélib, tout à fait ordinaire, nettement moins lourds, et au final bien moins coûteux.

Les totems et les arceaux sont simplement et en quelques heures chevillés sur l’espace public. Le totem est le seul élément devant être alimenté, soit à partir d’un réseau électrique disponible à proximité, soit à partir de batteries changées épisodiquement ou rechargée grâce à des panneaux solaires photovoltaïques. Cette « légèreté » permet donc de s’adapter facilement aux besoins des utilisateurs. Il serait ainsi possible d’installer une station supplémentaire aux abords de l’UTT en période universitaire et de la retirer, pendant la période de vacances.

Ce système plus souple permet également des locations de longues durées (à la journée ou la demi-journée) qui pourraient parfaitement convenir dans la perspective du développement des vélo-voies et plus largement du tourisme. On peut alors imaginer l’installation de quelques stations aux entrées et sorties des vélos-voies.

Par son coût, par sa souplesse, par sa légèreté d’installation, le Smoove Key, déjà en fonctionnement à Montpellier, semble particulièrement bien adapté à l’agglomération troyenne. Ce constat fait, on verra si demain, la volonté politique existe pour développer un tel système au sein de la CAT, ou si, comme je le crains, l’annonce de Gérard Menuel n’était qu’une promesse électorale pour les gogos ou les bobos troyens...

Voir en ligne : http://www.velomagg.com/

Commentaires

1 Message

  1. Velomagg, l’alternative économique au vélib’troyen

    Bonjour, après Montpellier, c’est Avignon (voir www.velopop.fr ) et bientôt Valence qui adopteront le système Smoove key mais dans une version encore plus sécurisée. Le vélo est dans ces dernières villes attaché par sa fourche, une fourche cadenas très sûre...

    | 13 septembre 2009, 22:09

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