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Accueil du site > Politique > Verts-PS : Je t’aime - Moi non plus
lundi 23 août 2004, par
- 546 visite(s) - Prévision : 1 visites aujourd'huiJ’aime la proposition de Daniel et Gabriel Cohn-Bendit parue dans Libération ce 23 août.
La question des alliances électorales que développent ces deux auteurs est source de nombreux les conflits chez les Verts.
S’allier quasi-systématiquement dès le premier tour pour avoir le plus d’élus disent certains.
Partir seul, toujours seul disent ceux que j’appellerais les autonomistes.
Deux positions caricaturales qui ne reflètent que des choix excessifs et dangereux.
Excessifs et dangereux de vouloir la fusion systématique : cela revient à refuser l’existence politique des Verts. Car, quelle est la raison d’être d’un parti politique sinon que de se présenter face aux électeurs pour proposer des choix politiques.
Excessifs et dangereux de vouloir l’autonomie absolue. Dans l’état actuel du système électoral, elle ne peut conduire qu’à la quasi-disparition des Verts dans les institutions (Régions, communes, départements...) et donc au recul de l’écologie politique.
En réalité, on s’aperçoit vite que ces positions extrêmes sont largement minoritaires au sein même des Verts, malgré l’effet de loupe médiatique.
Daniel et Gabriel Cohn-Bendit résument ainsi parfaitement la stratégie médiane qu’on appelle l’autonomie contractuelle et qui a prévalue lors des derniers scrutins.
« Nous, nous sommes toujours opposés à l’idée fabiusienne d’un grand parti de gauche. Les écologistes doivent avoir une structure politique autonome qui, pour les élections à scrutin de liste qu’elles soient municipales, régionales, ou européennes , présente des candidats sur leur programme au premier tour et fusionne au deuxième tour quand il y en a un avec leurs partenaires de gauche, proportionnellement à leurs résultats. »
Si seulement ces principes avaient pu être respecté lors des élections régionales en Champagne-Ardenne...
Mais Daniel et Gabriel Cohn-Bendit vont plus loin et envisagent les élections de 2007 en partant d’un constat inspiré de la démocratie allemande :
Pour résumer leur propos : Si la France, incluait une dose de proportionnel aux législatives (200 députés élus à la proportionnelle) Les Verts compteraient environ 20 députés, dans un scrutin proportionnel intégral comme en 1986, plus de 50 !!!. Aujourd’hui, les Verts n’en ont que 2...
Daniel et Gabriel Cohn-Bendit proposent donc au PS le contrat suivant :
1. Engagement du PS d’inclure, en cas de victoire, une dose de proportionnelle aux élections législatives.
2. Engagement du PS de laisser aux Verts 20 sièges aux législatives en anticipant sur la réforme du scrutin.
3. Engagement des Verts de soutenir dès le premier tour un candidat de Gauche, désigné par toute la Gauche.
Je vois dans ce « deal » plusieurs bénéfices :
1 Eviter aux Verts et à d’autres (PS, PC...) de se déchirer bêtement pour désigner un candidat puisque celui-ci serait désigné par toute la Gauche.
2. Eviter un nouveau 21 avril.
3. Permettre de choisir un candidat susceptible de rassembler le plus largement possible
4. Surtout : obtenir une représentation plus juste des différentes forces politiques au sein de l’assemblée nationale.
La balle est maintenant dans le camp du PS.
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